Clonage thérapeutique et reproductif

  1. Reproduire les mécanismes de reproduction

Le clonage reproductif désigne la reproduction à l'identique d'un organisme vivant, dans le but de créer un clone (ou plusieurs) en dehors de toute procréation naturelle. La technique qui pourrait être appliquée à l'homme est le clonage par transfert de noyau, le même type de clonage qui a été utilisé pour créer Dolly. Le noyau d'une cellule somatique (cellule non sexuelle), prélevé sur un individu (une cellule de peau par exemple), est transféré dans un ovocyte dont le matériel génétique a été retiré. L'activation de cette cellule-oeuf reconstituée conduit, en culture, au développement embryonnaire jusqu'au stade blastula (sphère d'une centaine de cellules). Cet embryon est alors, si tout se passe bien, un enfant clone de l'individu adulte qui a fourni le noyau contenant le patrimoine génétique. De multiques questions éthiques se posent sur l'identité et le statut de ce clone.

 

 

  1. Le clonage non reproductif, ou clonage thérapeutique

Le clonage non reproductif, encore qualifié de "thérapeutique", répond à une tout autre finalité. Il ne vise pas la création d'un clone, mais l'obtention de cellules souches embryonnaires génétiquement identiques aux cellules de l'individu auquelles elles sont destinées. En effet, certaines affections peuvent être traitées par des greffes de cellules : la maladie de Parkinson grâce à des neurones, certains diabètes par l'apport de cellules pancréatiques... Ces greffes sont fréquemment rejetées par le patient, puisqu'il s'agit de tissus étrangers à son organisme et reconnus comme tels par son système immunitaire. Il serait donc très interessant de pouvoir produire ces cellules à partir du malade lui même, si du moins son affection n'est pas d'origine génétique.

Ce type de clonage débute, comme le clonage reproductif, par la création d'un embryon humain à partir d'un ovocyte et d'une cellule du malade. Cet embryon, s'il commence à se développer, atteint au bout de quelques jours, le stade blastula. C'est alors une boule microscopique contenant quelques centaines de cellules indifférenciées, dites totipotentes car capables d'évoluer vers n'importe lequel des 300 types cellulaires présents dans le corps humain. Cet embryon est alors dissocié, afin de cultiver ses cellules, puis de les pousser à se différencier grâce à des conditions de culture adaptée. La greffe peut alors être effectuée, sans risque de rejet puisque ces cellules sont génétiquement identiques à celles du malade.

 

Le clonage thérapeutique est peut-être une voie d'avenir pour traiter ceraines maladies, mais il comporte encore beaucoup d'incertitudes techniques et suscite de fortes oppositions.

 

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