Le clonage reproductif : la dignité et la liberté humaine en question

En 1997, la naissance de la brebis Dolly, premier mammifère adulte cloné de l’histoire de la génétique, a soulevé une vague d’inquiétudes et de questions d’ordre éthique et moral, notamment en ce qu’elle a rendu plausible et envisageable sur le plan scientifique le clonage humain. Depuis, de nombreux autres clonages de mammifères ont été réalisés : vache, cochon, souris, chat, lapin...

Mais c’est la possible naissance du premier bébé humain cloné, dont l’annonce par la secte des Raëliens fin 2002, a soulevé des vagues de condamnations par les milieux scientifiques, politique et religieux.

Parallèlement au développement de craintes associées à l’eugénisme, comme dans des romans d’anticipation tel « Le meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley, de nombreux scientifiques et penseurs dénoncent cet effet d’annonce (et les diverses déclarations relatives à l’existence de femmes enceintes porteuses de fœtus clonés) comme une stratégie de communication destinée à habituer l’opinion publique à l’idée du clonage reproductif humain.

 

Au cœur du débat sur le clonage reproductif se trouve la réflexion autour de la dignité et de l’essence même de ce qu’est un être humain.

Une des premières condamnations énoncées à l’encontre de cette pratique est un risque supérieur à 30% de malformations et de mort prématurée pour des humains clonés.

Bien que cruciale, cette question masque la réflexion principale, sur la moralité du clonage reproductif même quand la technique sera fiable à 100%.

 

Il existe aussi le problème de la manipulation de la souffrance humaine que certains justifient par le fait que des couples dont la stérilité n’est curable par aucun des moyens thérapeutiques actuels, décès d’un enfant ou d’un proche, autant de problèmes, que le clonage d’un humain, résoudrait…

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