Le clonage thérapeutique : des "embryons-médicaments" ?

Avec l’apparition du clonage, de nombreux problèmes sont apparus. Quels sont ces problèmes ?

Dès les premières manipulations génétiques connues sous le nom de génie génétique, la communauté scientifique connu une grande agitation. Elle se réunit en 1974 au sein d’une conférence internationale, au cours de laquelle les opinions furent partagées entre la nécessité d’arrêter ces travaux ou de poursuivre. Il régna alors un climat de doute et de restriction, qui aboutit à une «trêve » d’un an. L’année suivante, à Asilomar aux États-Unis, cette trêve prend fin, et des règles de prudence sont édictées. Cette conférence a pour effet d’être à l’origine d'une prise de conscience mondiale. C’est probablement à cette occasion que sont jetés les fondements de la vision moderne liée aux nouvelles technologies, même si le domaine de la bioéthique ne cesse d’évoluer au fur et à mesure des progrès des sciences biologiques et du génie génétique.

 

Le débat de fond que suscite le clonage humain est, depuis, régulièrement ponctué de sursauts liés à l’actualité de la recherche. Ainsi, bien qu’elle se soit révélée une gigantesque supercherie médiatique, l’annonce fin décembre 2002 par la société Clonaid, entreprise de clonage dépendant de la secte des Raëliens, de la naissance du premier bébé cloné, a posé l’urgence de déterminer ce qui, en terme d’expériences sur l’humain, est moralement acceptable, et de définir le cadre législatif pour le clonage. De même, début 2004, la publication dans la revue Science des travaux d’une équipe coréenne faisant état du clonage de cellules souches humaines, puis, en 2005, l’annonce par la même équipe d’un clonage «en série » de telles cellules souches, ont suscité l’émoi dans la communauté scientifique comme dans le grand public… bien qu’en réalité, tous ces travaux relèvent de la fraude scientifique pure et simple (données falsifiées, photos dupliquées, etc.) dans le but d’obtenir des subventions de l’État coréen.

 

Les débats, qui relèvent à la fois de la science, de l’éthique, de la philosophie et de la religion, portent sur deux points en partie liés : d’une part le clonage thérapeutique, d’autre part le clonage reproductif — faut-il ou non autoriser le clonage thérapeutique ou bien interdire tout type de clonage humain ? En d’autres termes, peut-on renoncer à des espoirs thérapeutiques considérables pour se prémunir des dérapages ?

 

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