Clonage reproductif et clonage d'animaux

 

  1. Préservation des espèces menacées

 

Il semblerait que le clonage puisse contribuer à assurer la survie des espèces menacée. C'est en tout cas ce que pense les nombreux zoos qui ont décider de créer des « banques » contenant le patrimoine génétique d'animaux menacés. Cela consisterait à recréer de toutes pièces par clonage une population de l'espèce menacée en insérant son patrimoine génétique dans des cellules d'individus d'espèces très proches.

La première espèce à avoir bénéficié de cette technique est le gaur, un buffle sauvage menacé survivant en Asie du Sud. En 2001, une compagnie américaine obtient un clone, Noah,après avoir transféré le noyau d'une cellule non-sexuelle de gaur dans un ovocyte de vache. Le jeune gaur n'a malheureusement survécu que quelques jours, mais d'autres expériences ont été menées depuis et ont notamment abouti avec un chat sauvage africain et un mouflon. Certaines sont en projet, concernant en particulier des espèces très menacées comme le grand panda, symbole du WWF.

 

 

  1. Espèces éteintes

 

Le clonage d'animaux disparus est nettement plus délicat. En effet, nous ne disposons pas de cellules vivantes, mais seulement de fragments d'ADN prélevés sur des animaux conservés dans des musées ou découverts dans la glace.

 L'un des projets concerne le Thylacine ou tigre de Tasmanie. Cet animal, de la famille des marsupial tout comme le kangourou ou le koala, a fait l'objet d'une chasse sans merci au XIXe siècle. Le dernier individu connu est mort en 1937 dans le zoo de Hobart en Tasmanie. Des scientifiques espèrent pouvoir créer un clone à partir d'ADN prélevé sur un embryon de Thylacine conservé dans un bocal depuis 1866, et ainsi reconstituer l'espèce.

D'autres pensent pouvoir faire revivre le mammouth à partir de cellules quasiment intactes retrouvées dans la patte d'un spécimen congelé depuis des milliers d'années dans le sol de la Sibérie, découvert en 1999.

 

 

 

  1. Expérimentation animale

 

La recherche biomédicale consiste à expérimenter un traitement sur des animaux cobayes avant de tenter une quelconque application chez l'homme. Elle nécessite de créer des « groupes témoins » d'animaux non traités afin de valider les résultats des expériences. La comparaison entre les individus traités et ceux témoins n'est valable que si les deux groupes sont suffisamment proches génétiquement, d'où l'utilité du clonage.

En outre, l'expérimentation sur des clones permettrait de réduire le nombre d'animaux utilisés. En effet, les scientifiques ont aujourd'hui recours à un grand nombre d'animaux afin de réduire la variabilité génétique entre les deux groupes.

 

 

  1. Animaux d'élevages

 

Du fait de la lenteur des procédés de sélection traditionnels, l'utilisation du clonage pour la sélection d'animaux majeurs pourrait être très utile. Elle permettrait aux éleveurs de reproduire sans limite de temps un animal reconnu pour sa valeur agronomique, par exemple des vaches reconnues pour la qualité de leur viande ou pour leur rendement en lait, ou encore les meilleurs reproducteurs mâles issus de la sélection traditionnelle. C'est le cas du taureau Starbuck, qui aurait donné naissance par insémination artificielle à plus de 200 000 veaux. Néanmoins, l'efficacité encore très réduite du clonage et la lourdeur de sa mise en œuvre ne lui permet pas actuellement de concurrencer l'insémination artificielle, pratiquée depuis plus de 40 ans.

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